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L'Espagne

Après la nationalisation mercredi du premier réseau de caisses d'épargne Bankia, le gouvernement espagnol a présenté ce vendredi une nouvelle réforme bancaire, la deuxième en moins de trois mois. Madrid exige des banques une enveloppe supplémentaire de provisions d'un montant de 30 milliards d'euros. Celle-ci s'ajoutera aux 53 milliards qui doivent déjà être provisionnés d'ici à la fin de l'année pour couvrir le risque des actifs immo­biliers les plus problématiques, représentant globalement 184 milliards d'euros, selon la Banque d'Espagne.



Le secret bancaire

La pression des USA et de l'Europe s'est faite trop forte ces dernières semaines sur le gouvernement de la confédération helvétique qui a finalement du lacher du lest sur son sacro-saint secret bancaire.

Le conseil fédérale va, dès septembre prochain, imposer aux banques l'obligation de s'assurer que les sommes déposées sur un compte, par un client non résident, sont bien déclarées aux services fiscaux de leurs pays de domicile. C'est un nouveau pas important vers la fin d'un paradis fiscal.

Ces nouvelles dispositions s'ajoutent aux accords récents de double imposition, que la confédération a signés avec plus de vingt pays depuis 2009. Cette coopération fiscale plus étendue qu’auparavant respecte les normes de l’OCDE (Organisation de développement et de coopération économique).



RMB

L'internationalisation du yuan RMB progresse à Hongkong. La Région administrative spéciale a annoncé de nouvelles mesures pour libéraliser son marché offshore naissant en RMB, permettant aux banques de prendre plus de risques et de s'impliquer davantage sur le marché.

La Chine a pris une série de mesures pour stimuler le marché offshore du yuan à Hongkong, dans le cadre d'un plan à long terme, visant à promouvoir l'utilisation du yuan à l'étranger et d'en faire une monnaie totalement convertible et une devise de réserve internationale, au même titre que le dollar.



Banques CH avec USA

Onze banques suisses ou installées dans la Confédération ont jusqu'à mardi pour donner leur accord à un règlement à l'amiable d'un différend fiscal avec les Etats-Unis, en payant une amende et en divulguant des informations confidentielles, selon la presse helvétique.

Credit Suisse, Julius Baer, Wegelin, la Banque cantonale de Zurich (ZKB), la Banque cantonale de Bâle (BKB), la Neue Zürcher Bank, la filiale suisse de HSBC, la banque liechtensteinoise LLB, ainsi que les israéliennes Leumi, Hapoalim et Mizrahi se verraient proposer par les autorités américaines une solution identique à UBS.



Julius Bär

La chasse aux sorcières engagée depuis de nombreux mois par le fisc américain à l’encontre de la place bancaire helvétique se poursuit. Après UBS et le Credit Suisse, c’est au tour de la banque privée zurichoise Julius Bär de se trouver dans le collimateur des agents de l’IRS (International Revenue Service).

Deux de ses conseillers financiers à la clientèle viennent effectivement d’être inculpés pour avoir aidé 180 contribuables américains à mettre à l’abri sur des comptes offshore quelque 600 millions de dollars.



La Banque Scotia

La Banque Scotia a consenti à payer environ 1 milliard $ US en argent et en actions afin de prendre le contrôle d'une banque colombienne, dans le cadre de la présente expansion de l'institution bancaire canadienne en Amérique latine. La plus internationale des banques canadiennes a annoncé jeudi qu'elle verserait 500 millions $ US en espèces et 10 millions de ses actions ordinaires pour mettre la main sur 51 pour cent de la Banco Colpatria, une importante société émettrice de cartes de crédit dans le pays d'Amérique du Sud.



CS écope d'une amende

Le Credit Suisse va s’acquitter d’une amende de 5,96 millions de livres au Royaume-Uni. L’amende concerne l’unité de private banking du Credit Suisse au Royaume-Uni. L’activité visée est celle touchant aux SCARP’s (Structured Capital at Risk Products). Les faits reprochés remontent à la période couvrant janvier 2007 à décembre 2009. Depuis, le Credit Suisse a adapté ses procédures de conseil et amélioré ses systèmes et contrôles, précise le communiqué.



Ces paradis fiscaux

En 2009, l’OCDE avait recensé quatre États sur la liste « noire » des pays qui n’acceptent pas de coopérer avec les administrations fiscales et trente-huit sur la grise, celle des territoires qui ne font rien mais qui acceptent le principe d’une coopération. Deux ans et demi plus tard, l’inventaire est vite fait : la première catégorie est vide et il n’en reste plus que cinq États gris. Mais les paradis fiscaux n’ont pas disparu pour autant. D’abord, parce que l’OCDE a, dès 2009, épargné des pays trop connectés politiquement à certains États du G20, comme les îles Vierges britanniques, Hong Kong ou Macao, relève un rapport du CCFD, rendu public jeudi 13 octobre. Ensuite, parce qu’en réalité, sortir d’une liste est assez simple. Un simple engagement oral permet de passer de la noire à la grise. Puis, pour accéder à la blanche, il suffit d’échanger des informations fiscales avec douze autres territoires, y compris avec des paradis fiscaux!



Secret bancaire

Le secret bancaire suisse, jugé inviolable voici quelques années, s'est considérablement affaibli en raison des attaques de la communauté internationale. Le nouveau gouvernement helvétique devra lutter fermement pour défendre ce qui subsiste.

Depuis 2009, cependant, les banques doivent répondre à des demandes d'information en cas d'évasion fiscale. Cette situation avait fait de la Suisse l'une des places financières les plus discrètes au monde. Les quelque 300 banques établies dans la Confédération géraient, en 2007, plus de 3.000 milliards de francs suisses pour le compte de dépositaires étrangers. Mais avec les attaques répétées contre le secret bancaire, le montant des dépôts étrangers a baissé en trois ans de 22 %, à 2.396 milliards de francs suisses.